Baignades et aventures en Guadeloupe

Pointe des châteaux © T.Joly
En Guadeloupe plages et plaisirs de la mer riment avec aventure et immersion dans la forêt tropicale. Dans cette île des Antilles aux visages variés l’hiver se passe sous le soleil et les pieds dans l’eau.

[ Pratique ]

– Y aller
Vols quotidiens avec Air France, Air Caraïbes et Corsairfly. Durée du vol : 8 h.
- Décalage horaire
- 5 h en hiver, - 6 h en été
- Hébergement
Au Gosier : Créole Beach, Sofitel Auberge de la Vieille Tour
A Sainte-Anne et Saint François : Club Med, Toubana, Eden Palm, Village Pierre et Vacances, Anchorage Anse des Rochers
A Basse Terre : Villas Aquarelles, Jardin Malanga
- Gastronomie
La cuisine guadeloupéenne est un mélange d’influences européennes, africaines et indiennes. Elle est parfois très épicée. Les hôtels internationaux servent également des plats européens.
- Se déplacer
Louer une voiture est le meilleur moyen pour découvrir l’île. Les bus sont lents et les horaires irréguliers.
- Bon à savoir
Les voyagistes proposent des séjours en demi-pension, en pension complète, et de plus en plus en all inclusive. La ½ pension est la solution préférable pour les personnes qui prévoient de faire des excursions autour de l’île.
Les routes sont en bon état et les distances peu importantes. Comme en France, attention aux contrôles de vitesse.
Faire preuve de prudence une fois la nuit tombée dans certains quartiers de Pointe-à-Pitre.
- T.O
Austral Lagons, Club Med, Des Hôtels et des Iles, Exotismes, Fram, Jet Tours, Kuoni, Look Voyages, Nouvelles-Frontières, Pierre et Vacances, Thomas Cook, Tourinter, TUI.
Les prix varient énormément d’une période et d’un hôtel à l’autre. Séjour d’une semaine en chambre double et petit déjeuner à partir de 720 € TTC par personne vol inclus de mai à novembre et à partir de 950 € - 1 000 € de décembre à avril.
- Renseignements
Comité du Tourisme des Iles de Guadeloupe, tel : 01 40 62 99 07
www.lesilesdeguadeloupe.com
Alors que l’hiver s’est installé, rien n’est plus attractif que la promesse de soleil, de plages de sables blanc et de baignades dans des eaux tièdes. Autant de plaisirs que la Guadeloupe recèle à profusion de décembre à mai, période où les Antilles jouissent de la saison sèche. Faisant partie de la France, dont elle est l’un des départements d’Outre Mer, elle est en prime très facile d’accès, plusieurs vols la reliant chaque jour à Paris en 8 h.


Le Gosier © T.Joly
 Sieste ou sport nautique
Surnommée l’île papillon en raison de sa forme, la Guadeloupe est toutefois bien plus qu’une simple destination balnéaire. Montagnes escarpées et forêt tropicale en font aussi un lieu privilégié pour la pratique de la randonnée, du VTT ou du canyoning. Une large gamme d’activités qui se répartissent dans les deux régions qui la composent, Basse Terre et Grande Terre. A l’est, Grande Terre possède quantité de plages de sable blanc baignées par des eaux cristallines. Tout naturellement, elle concentre la plupart des hôtels de grande capacité et les premiers sont à seulement quelques km de l’aéroport, aux portes mêmes de la principale ville, Pointe-à-Pitre. Au Bas du Fort, près de la marina où tous les quatre ans accostent les voiliers de la course du Rhum. Au Gosier, la plus importante station balnéaire de Guadeloupe. Une localisation centrale idéale pour rayonner dans toute l’île et les plages, quoique petites, sont pleines de charme. Les alentours regorgent en outre de bars, de restaurants et de discothèques. Par contre l’environnement urbain n’incite guère à se promener en dehors des parcs entourant les hôtels.


Pointe de la Vigie © T.Joly
 Plages et falaises
Pour un cadre plus champêtre, il suffit de s’éloigner d’une vingtaine de km vers Saint Anne, et, au-delà, Saint François. Là où se trouvent les plus longues plages. Avec comme partout le choix entre se prélasser au soleil ou les joies des sports nautiques. Jet ski, catamaran, planche à voile, ski nautique, plongée sous-marine. Ceci dit le littoral possède bien d’autres facettes. Près de Vieux-Bourg et Pointe-à-Pitre, terre et mer se confondent dans une gigantesque mangrove qui s’explore en bateau, en jet ski ou en kayak de mer. Près de Saint-François, à la Pointe des Châteaux, des rochers déchiquetés battus par les flots de l’Atlantique composent un tableau dramatique et sauvage. Au nord, de la pointe Petit Nègre à celle de la Grande Vigie, c’est un mur de falaises de 30 à 80 m de haut qui fait face à l’océan et un sentier, dit des Douaniers, permet de les longer à pied sur 11 km en passant par l’idyllique lagon du Trou de l’Enfer.


Le Moule © T.Joly
 Cocktails au rhum
En comparaison, l’intérieur des terres est bien monotone car dépourvu de tout relief si l’on excepte les Grands Fonds. Un labyrinthe de petites vallées encaissées qui, de çi, de là, témoignent encore de l’habitat et du mode de vie traditionnels de l’île. Mais l’urbanisation y progresse vite. Partout ailleurs ce ne sont que plaines où sont proposés des balades à cheval, en char à bœuf ou en quad. S’y succèdent prairies, terres en friche, champs de légumes et surtout de canne à sucre. Une culture jadis dominante comme le rappelle les ruines des moulins où elle était broyée et le musée aménagé dans l’ancienne sucrerie de Beaufort. Aujourd’hui, une seule est encore en activité, mais les distilleries de rhum prospèrent toujours. Impossible d’imaginer la vie en Guadeloupe sans le Ti Punch, ce cocktail où le rhum est mélangé avec du sirop de sucre de canne et du citron vert.


La Souffriere © T.Joly
 Une nuit dans la jungle
Sur Basse-Terre le décor change totalement. Contrairement à ce que suggère son nom, cette partie de l’île est en effet beaucoup plus montagneuse. Toujours actif, le volcan de la Souffrière en est le point culminant avec 1 467 m et son sommet est constellé de crevasses exhalant des fumerolles de souffre ou de vapeur. Mais il n’est pas facile d’observer la « Vieille Dame », comme le surnomme les Guadeloupéens. Les nuages l’enveloppent souvent, comme les cimes avoisinantes, et déversent sur tout le massif des pluies abondantes. D’où une végétation luxuriante et de multiples cours d’eau qui dévalent ver la mer par des cascades parfois spectaculaires telles les chutes du Carbet et les chutes Moreau. Pour cette raison, les amérindiens appelaient la Guadeloupe l’ïle aux belles eaux. Des peuplades aujourd’hui disparues qui nous ont laissé les énigmatiques roches gravées du parc archéologique de Trois-Rivières. Protégé par un parc naturel de 10 000 ha, cet écosystème tropical est quadrillé par une multitude de sentiers qui, à pied ou en VTT, permettent de partir à sa découverte pour quelques heures ou quelques jours. Les nuits se passent alors dans des bivouacs au milieu des frangipaniers, des fougères arborescentes et des orchidées.


Chutes du Carbet © T.Joly
 Plongée sur le récif
En toute sécurité car en Guadeloupe il n’y a ni serpents venimeux, ni paludisme. Qui le souhaite peut aussi choisir de se déplacer dans cette forêt d’arbre en arbre, le long de parcours aménagé, ou au fil de l’eau en pratiquant le canyoning. Sur la côte, pas de grandes étendues de sable, mais des plages nichées dans de petites baies, un récif corallien aux sites de plongée renommés, et des villages aux maisons traditionnelles colorées. Pas de complexes touristiques, non plus, mais des hôtels de charme en bord de mer ou sur les hauteurs, au milieu de la forêt et des plantations de café, de bananes ou de vanilliers. Elle aussi appelée Basse-Terre, la principale agglomération garde un visage provincial avec son marché du matin et ses maisons coloniales. Rien à voir avec l’agitation et la circulation de Pointe-à-Pitre, la préfecture, stratégiquement située à la jonction de Grande-Terre et Basse-Terre. Deux musées y attirent toutefois les amateurs de littérature et d’histoire. L’un consacré au poète Saint-John Perse, prix Nobel en 1960, l’autre dédié à Victor Schoelcher et à son combat contre l’esclavage qu’il contribua à faire abolir en 1848. L’épisode le plus sombre de l’histoire de l’île.

17 Décembre 2008
Thierry Joly 



[ Coup de coeur ]

A l’époque coloniale les riches propriétaires aimaient bâtir leurs maisons en retrait de la mer, sur les hauteurs. Une situation qui leur permettait d’être au cœur de leur domaine et de bénéficier d’un climat légèrement plus frais et plus venté. Sur Basse-Terre, plusieurs de ces superbes maisons de maîtres en bois précieux ont survécu et peuvent se visiter. La Grivelière, près de Vieux-Habitants, où une plantation de café a été recréé. La Caféière Beauséjour, à Pointe-Noire. L’habitation de la plantation de bananes Grand Café Bel Air, près de Capesterre.
D’autres ont été transformées en hôtel de charme comme Le Jardin Malanga, à Trois-Rivières. Construit au milieu d’une nature exhuberante, dominant la mer, cet établissement 4* offre une vue panoramique de la côte que l’on peut apprécier depuis la piscine à débordement. Un lieu magique où perdre la notion du temps. Sur Grande-Terre, l’hôtel 4* La Toubana est également implanté dans un décor exceptionnel. Certes, ce n’est pas une ancienne demeure coloniale, mais aussi bien le restaurant que la piscine et les bungalows accrochés au flanc d’une petite falaise bénéficient d’un magnifique point de vue.
Prix à partir de 1 163 à 1 348 € et de 928 à 1 400 € hors taxes d’aéroport.
Renseignements et réservations : Des Hôtels et des Iles, tel : 01 42 56 46 98

www.deshotelsetdesiles.com